Circulaire Noël 2025

Alors que saint André s’efface devant le premier dimanche de l’Avent qui donne le signal d’une nouvelle année liturgique, nous reprenons la plume afin de vous relater les évènements marquants de l’année écoulée.

sr Marie Véronique 50 ans de profession

Monastère du Saint Rosaire

40, avenue de Charolles

71600 Paray-le-Monial

 Tél. : 03 85 81 09 09

Paray-le-Monial, le 30 novembre 2025

Chers Amis et Bienfaiteurs,

Alors que saint André s’efface devant le premier dimanche de l’Avent qui donne le signal d’une nouvelle année liturgique, nous reprenons la plume afin de vous relater les évènements marquants de l’année écoulée. Pour ce faire, nous emprunterons les lettres du mot JUBILÉ. Pourquoi ce mot ? Parce que cette année, nous avons vécu avec l’Église universelle sous le signe de l’Espérance, avec l’ordre dominicain la dernière année jubilaire de saint Thomas d’Aquin, avec notre bonne ville de Paray-le-Monial le jubilé du Sacré Cœur et enfin, le 8 décembre un jubilé en communauté avec sœur Marie Véronique qui fêtera ses 50 ans de profession religieuse : « noces d’or » !

J comme Joie : nous avons eu la joie et la grâce de suivre les fêtes du Sacré Cœur qui clôturaient l’année jubilaire en accomplissant avec les autres sœurs des monastères de Paray : Visitandines et Clarisses, notre démarche jubilaire

démarche jubilaire avec le Père Kern

puis, de rencontrer le Cardinal Bustillo venu en tant que légat du Pape. Il nous a rappelé l’importance de la présence de contemplatives dans ce lieu de pèlerinage. Nous sommes aussi allées à la messe de clôture au cours de laquelle a été récité l’acte de réparation pour les offenses commises envers l’Eucharistie, et cela en présence de nombreux évêques.

S’ajoutent quelques joies communautaires : en mai, sr Marie Jordane a fêté ses 60 ans de profession religieuse entourée des membres de sa famille et le frère Antoine-Marie, venu de Nice pour l’occasion a célébré la messe d’action de grâce. En juin, nous nous sommes réjouies de la profession temporaire pour trois ans de sr Marie Josefa : désormais il n’y a plus de voile blanc, la place reste à pourvoir !

Remise du voile noir


Cette année le 8 août, fête de saint Dominique, a pris une coloration un peu particulière. En effet, Mgr Bruguès qui célébrait la messe, fêtait un double jubilé : 50 ans de sacerdoce et 25 ans d’épiscopat.

Le 7 octobre, alors que nous fêtions Notre Dame du Rosaire, nous avons mis à l’honneur le tableau de la Vierge de Pompéi, nous unissant par avance à la canonisation du bhx Bartolo Longo qui avait lieu la semaine suivante.

Tableau de la Vierge de Pompéi


U comme unité : après de nombreux mois de fatigue, chutes à répétition, sr Joelle-Marie s’est éteinte le premier dimanche de carême. Nous n’oublions pas cette sœur si dévouée à l’économat durant 25 ans et à l’accueil des gens pour l’hôtellerie très marqué par sa douceur et son intérêt pour chaque hôte. Nous sommes dans la gratitude devant son service discret rendu tout au long de ses années de vie religieuse.

Bien sûr, unies à toute l’Église, nous avons porté dans nos prières le repos de l’âme du pape François et suivi avec attention le conclave et l’installation de Léon XIV. De même nos cœurs ont vibré lors des canonisations de Giorgio Frassati, Carlo Acutis et Bartolo Longo.

L’unité et la fraternité avec nos frères dominicains ont été aussi bien honorées et ces rencontres nous ont éclairées sur leurs divers apostolats : le Jour du Seigneur pour le frère Thierry Hubert, l’islam avec le frère Adrien Candiart, la situation à Jérusalem avec le frère Dominique-Marie Cabaret, la Revue thomiste avec le frère Philippe-Marie Margelidon, le rôle de prieur et d’aumônier de guides aînées avec le frère Louis d’Hérouville. La liste n’est pas exhaustive et nous n’oublions pas ceux qui viennent se reposer ou pour un temps de retraite.

B comme Bénédiction : quelques travaux ont eu lieu depuis Pâques. Il s’agit de la transformation du fruitier en pièce pour accueillir les archives. Cela a nécessité une isolation au sol puis de couler une couverture en ciment. Enfin, murs et plafonds ont été doublés et un magnifique éclairage inonde la pièce qui n’attend plus que le principal : se voir attribuer les étagères nécessaires pour accueillir les fameuses archives et cela va nécessiter un gros travail de tri au préalable. En attendant la bénédiction de ce local pourrait avoir lieu assez vite.

Nouvelle pièce des archives


I comme Idée : deux bonnes idées ont jailli et ont été appliquées avec joie et succès. Tout d’abord, le soutien et le suivi d’un des apostolats des frères dominicains cet été : il s’agit de la route chantante Godlive. L’organisatrice nous a demandé de « patronner » une des équipes, ce qui a permis des échanges de lettres, un suivi des marcheurs et en septembre nous a été présenté le rapport photo avec bon nombre de récits anecdotiques : les joies et les difficultés de ces journées itinérantes. Voilà une activité parfaitement adaptée à une vie contemplative et pour tous les âges car nous n’avons pas la fatigue de la marche !

La seconde idée est d’un tout autre ordre : la réalisation d’un marché monastique réunissant les communautés religieuses du diocèse. Celui-ci s’est déroulé le week-end du 11 novembre dans la salle capitulaire de l’abbaye de Tournus. Site magnifique qui a rassemblé les volontaires désireux de présenter leur artisanat à la vente. Cette rencontre entre religieux a aussi permis des moments fraternels de découvertes des charismes respectifs. Pour notre communauté, cela a permis à chaque sœur de mettre en valeur ses talents autour d’un projet commun. Tout le monde est conquis par cette idée. C’est sans doute à refaire !

Marché monastique à Tournus


L comme Littérature : pour fêter notre Prieure au jour de l’Annonciation, nous nous sommes lancées dans le projet un peu fou de monter en partie Le Barbier de Séville de Beaumarchais. Ce petit morceau de littérature française a été adopté par toutes et l’espace d’un après-midi nous avons fait revivre Rosine, Figaro, le beau-père radin et tous les autres. Vices et vertus se côtoient mais la vertu l’emporte, beau moment de détente et de rire communautaires, application concrète de la vertu d’eutrapélie !

É comme Étude : si le comique nous a diverties un temps, nous n’avons pas laissé de côté un des piliers de notre vie dominicaine : l’étude. Pour l’honorer, des cours d’histoire de l’Église nous ont fait découvrir les multiples hérésies du temps de saint Dominique : vaudois, albigeois, cathares, les illuminati, etc., sont toutes différentes.

L’auteur d’un livre sur Élisabeth de la Trinité est venu nous la présenter ainsi que sa spiritualité et son lien avec le Sacré Cœur, au cours de plusieurs conférences.

Le promoteur des Moniales, frère Fernando Garcia Fernandez, O.P., a passé plusieurs jours chez nous pour nous faire travailler sur ce qu’était notre vie de prière et le charisme des moniales dominicaines. Ce furent des partages très enrichissants.

Photo de communauté avec le promoteur des Moniales OP


Les sœurs en formation se sont rendues à Prouilhe une dizaine de jours afin de suivre une session d’anthropologie donnée par les frères dominicains de Toulouse. Ces journées de travail intense sont aussi de beaux moments de vie fraternelle avec les sœurs d’autres monastères.

A la croix du Sicaire en bas de Fanjeaux


Pour nourrir notre vie spirituelle, nous avons pu vivre deux retraites communautaires : l’une portait sur la gratitude prêchée par un moine bénédictin du Barroux. Il a su nous rappeler l’importance de l’action de grâce pour vivre pleinement heureuses. L’autre, prêchée par un de nos frères dominicains de Toulouse, nous a présenté la prière du Notre Père, véritable « bréviaire de l’Écriture sainte ». Ce fut une belle méditation sur ce que doit être notre relation filiale au Père en passant par le Fils dans l’Esprit.

En cette fin de l’année de l’espérance, nous vous souhaitons un saint Noël… Que l’Enfant de la crèche vous comble de sa Paix.

La communauté.